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lundi 3 novembre 2008

Jean Staune - rétrograde

La nouvelle de JS est de faire la fine gueule vis-à-vis de ce qui est publié sur le Web.

Je comprends que ça lui fasse mal que ses non-sens soient critiqués convenablement, mais se voiler la face en disant que ce qui est publié sur le Net n'est pas valable (ce qui ne concernerait pas ce que la JTF publie sur le Net :-) ).

Le problème de Jean est que malgré le fait qu'il n'a laissé passer que les critiques positives sur son forum, par ailleurs il a raconté tellement de bêtises et s'est fait critiquer si vertement (pas que par moi comme il aimerait faire croire) que ça commence à devenir gênant pour son business.

Alors, à une époque où tout le monde se tourne vers la communication via le Web, Jean Staune se réfugie aux publications papier. :-D

Jean Staune n'aime pas la discussion publique autre que celle encadrée par les médias qui font de la pub pour vendre son bouquin. On se demande pourquoi il garde une connexion Internet, il pourrait investir le prix de l'abonnement en papyrus.

Allez Jean, aux travaux pratiques.

En attendant, pour ceux qui ont un peu plus de jugeote, les critiques continueront sur le Web ;-)

vendredi 2 mai 2008

Jean Staune - Intelligent Design - Templeton Foundation

En accumulant du matériel pour tailler un short à Jean Staune, je tombe sur un texte d'un des partisans de l'Intelligent Designer :

Creative Coherence and Intelligent Design

I’d like in conclusion to pursue a more speculative thought. The fact that a certain coherence exists in our universe is not surprising in itself. As noted by proponents of the weak anthropic principle, life could not have developed in an incoherent universe where the fundamental laws were constantly changing. The universe must be relatively coherent even if it was born from pure chance; otherwise we wouldn’t be here to observe it. But nothing obliges such a universe to prevent a civilization from sending information faster than the speed of light in order to travel through time. Neither does the universe prevent a civilization from creating "inconsistencies" like the ones we see in science fiction films, where a character can go back in time and murder his own parents, for example.

We now have proof that "something" can go faster than light from various areas of research: nonlocality, the tunnel effect, quantum teleportation, and others. Yet as we noted before, it is as if we can only acknowledge the existence of faster-than-light phenomena — a fundamental law of nature prevents us from using them in any way. It is therefore logical to assume that an intelligent designer — one concerned with preventing total chaos and establishing the necessary conditions for life — would create a universe where time travel or other such inconsistencies are impossible. For there is no reason that a universe born out of pure chance would forbid such activities.

These are tantalizing and inspiring thoughts. However, we still need to know much more about the workings of nature before we can use the developments in quantum physics as a base for further considerations about the design — or the designer — of the universe.

Même en anglais on reconnaît le style immédiatement n'est-ce pas ?

Papier signé par Jean Staune himself, intitulé "On The Edge of Physics", publié par la revue "Science & Spirit", financée, vous l'avez deviné déjà : "Site and magazine supported by a generous grant from the John Templeton Foundation."

Nous avons ci-dessus la conclusion du papier de Staune, le paragraphe introductif n'est pas mal non plus :

The results of recent experiments in quantum physics have not only revolutionized science in a fundamental way; they have also cleared the path for a rational and credible reconsideration of the existence of an "intelligent design" in the universe. Jean Staune, this month’s guest editor of Science & Spirit, charts the course from hard science to spiritual possibility.

C'est dommage que chez S&S ne sont pas du genre sérieux, ils ne datent pas leur papiers. Ainsi on ne saura pas quand Staune parlait encore d'Intelligent Design et Intelligent Designer. Je suppose avant que la JTF ne se fâche avec le Discovery Institute.


[update] C'est plus marrant que je ne le pensais en fait. Le site de S&S édition papier est . Et surprise : plus de trace du papier de Staune ! Il a simplement disparu ? A penser qu'il n'a jamais vu la version papier

sur le web :

Image 8.png

sur le papier :

Image 10.png

Allez savoir pourquoi.

D'autant plus que le dit papier traîne toujours dans les arcanes de l'UIP, UIP qui n'a rien à voir avec l'Intelligent Designer et l'Intelligent Design, bien entendu. Sauf les point de vue de son secrétaire général perpétuel :-) .

vendredi 25 avril 2008

Jean Staune - se mélange les pinceaux (avec un peu d'aide)

Ce post est dédié aux adhérents de la liste zététiciens qui ont participé aux discussions avec Jean Staune.


J'ai souvent soutenu que Jean Staune n'avait pas d'avis fixe si ce n'est de supporter son idéologie et/ou son business. Je manquais d'exemples et je suis donc parti en chasse, là où le Staune sévissait, la liste des zététiciens.

Je veux ici remercier la liste pour son accueil, qui a été plutôt sceptique au début, mais qui est devenu chaleureux backstage relativement rapidement, sur les mails privés, avec quatre personnes. L'une d'entre elles est passée définitivement sur la liste des amis. La participation des zététiciens à la discussion a facilité ma tache et c'est une deuxième raison pour les remercier/féliciter collectivement.


Une des techniques de discussion de Staune est d'avancer un argument et s'il se trouve charcuté (l'argument, pas Staune quand même !) prétendre qu'il plaisantait, et traiter son interlocuteur de triste sire, sans humour, incapable de comprendre la plaisanterie, sans deux grammes de bon sens, etc.
Il m'a fait le coup à trois-quatre reprises. C'est un moyen relativement élégant pour se sortir d'une impasse, et mes excuses à ceux qui trouvent les sophismes juste méprisables.

Il y a longtemps, un de mes profs du secondaire, frère Joseph, nous avait appris le coup, averti de la difficulté de le contrer et appris comment réagir face au sophiste qui l'emploie. Tant que j'y suis, mes remerciements à Joseph, Joseph tout court, parce qui s'est défroqué plus tard, pour vivre une belle histoire d'amour avec l'élue de son coeur.


Ca ne marche bien qu'en discussion de groupe.

Il est préférable que la question soit posée par quelqu'un d'autre que le chasseur, appelons le le curieux.
Quand le sophisme est présenté, il faut que ce soit le chasseur qui le détruise. Et qu'il avertisse le sophiste que l'excuse de la "plaisanterie" ne passera pas cette fois.
Le sophiste s'empresse de dire qu'il s'agissait bel et bien d'une plaisanterie, bien sûr; c'est le rappel de la technique d'échappement qui induit (probablement) son utilisation.

Il est nécessaire de laisser passer quelque temps. Le défaut majeur des approches sophistes est qu'elles nécessitent une mémoire d'éléphant pour se rappeler quel subterfuge on a utilisé dans une discussion. A défaut de ça, le sophiste risque de réutiliser l'un d'eux, sans se rappeler qu'il avait dit clairement que c'était une plaisanterie.

C'est le travail du chasseur de le pousser à se contredire. C'est beaucoup plus facile si l'atmosphère est agitée à propos d'un autre sujet. Au fur et à mesure que l'énervement du sophiste monte et qu'il s'agite dans tous les sens, il faut lui rappeler qu'il ne répond pas aux questions qu'on lui pose, répéter les questions auxquelles il ne peut/veut répondre.

A la deuxième-troisème occurrence du rappel, il est temps de reposer la question initialement posée par le curieux, indépendamment de celles déjà répétées. Une fois sur deux ça marche : le sophiste redonne sa première réponse, celle qu'il avait qualifié de plaisanterie.


elef.png

Le décor : la liste de discussion de l'Observatoire de Zététique

Le Curieux : Sly

Le Sophiste : Jean Staune

Le Chasseur : Oldcola

La question : l'origine de Dieu [Big Question ;-)]

Première occurrence de la question : Mais Dieu il sortirait d'où ?

Première occurrence du sophisme :

Cher Sly hypothèse super simple
dieu a été créé par des mécanismes purement darwiniens de hasard et de séléction naturelle-)-)-)-)-)
Quand on a l¹éternité pour soit tout ce qui peut arriver arrive y compris l¹existence de Dieu
Le Darwinisme marche donc uniquement dans le monde divin!! Dans notre monde à nous il n¹y a pas assez de temps pour que le darwinisme soit crédible.
Avouez que vous aviez jamais penser a cette réponse!
La réponse est un grand classique des néocréationnistes, qui pose la question de la création de l'univers dans lequel Dieu a évolué, une régression infinie, connue sous le nom de "turtles all the way down". Ici, les tortues sont remplacées par des dieux : dieu a évolué dans un univers, crée par un dieu qui ... C'est la version Super-Staune évolutionniste.

Première attaque du chasseur :

Ah ! Jean,
Enfin, une approche presque sérieuse. Au moins une base sur laquelle discuter.

[voir texte en suivant le lien d'entrée]

PS
Jean : ne pas nous refaire ici le coup habituel, "je plaisantais", ça sonne comme "je me plantais"
La liste : je suis rompu aux discussions avec Jean Staune, j'essaie juste d'éviter ses techniques d'échappement habituelles.

Avec rappel de la technique d'évitement pour induire son utilisation.

Réfutation de sa thèse par la sophiste :

> EH bien si je ³refait² le coup comme tu dis.
Comme toute personne ayant 2 grammes de bon sens l¹aura compris (tu viens de prouver une nouvelle fois que tu ne les a pas!) je plaisantais dans cette reponse a sly. Pour que soit évident j¹avais mis ³dieu a été créé par des mécanismes purement darwiniens de hasard et de séléction naturelle-)-)-)-)-)²

avec 5 -) !! Et toi tu prends cela au sérieux et tu le commente doctement!!tu t¹es (encore) ridiculisé antoine! Arréte de faire perdre du temps SVP!!!

Ca a marché, en plus la véhémence nécessaire pour qu'on s'en rappelle est le fait du sophiste lui-même. Le chasseur ridiculisé esquisse un grand sourire et arrête de perdre du temps pour l'instant.

La première phase est terminée, nous sommes le 5 avril 2008.


La deuxième phase est entamée, avec le rappel à répétition (mes excuses auprès des membres de la liste) de :

Mais que cette légère déviation du sujet principal, ne te fasse pas oublier, que pour le calcul de la probabilité de l'existence de dieu tu n'as pas encore donné de réponse satisfaisante à la liste. Que tu as oublié de t'excuser auprès de la liste d'avoir manipulé du texte pour le faire passer pour favorable à ton égard. Auprès de moi de la censure de mes commentaires sur les forums dédiés à ton bouquin. Que tes allégations concernant l'évolution orientée (on ne sait pas par quoi d'autre que la Sélection Naturelle) n'ont pas été soutenues.
D'autant plus facile que le sophiste ne réponds jamais aux arguments qui lui sont présentés directement, et dans le cas précis, le sophiste, Jean Staune, s'était rendu coupable de manipulation de texte et avait avoué en passant censurer les messages critiques (au moins le mien à l'occurrence) sur un forum qu'il manipule à son aise, destiné à la promotion de son livre.

La question est posée une deuxième fois par le chasseur :

tu supportes l'hypothèse que l'univers devrait être réglé pour que la vie apparaisse. Tu attribues ce réglage à un dieu (qu'on ne sais pas d'où il est sorti, et c'est une autres des questions auxquelles tu n'as pas répondu, je pense que c'est Sly qui te l'avait posée)
Pas en même temps que les autres questions. Avec une faute d'orthographe en plus :-( Meeerde !

Le sophiste tombe dans le piège :

J’ai déjà répondu
Dieu est apparu par Hasard et séléction naturelle dans son univers c’est une hypothèse comme une autre pourquoi tu la refuse??
et pourquoi tu dis que je ne réponds jamais quand j’ai déjà répondu??
Bingo !


Une hypothèse pas comme une autre, Jean Staune lui-même l'ayant qualifié de plaisanterie pour échapper à la démolition de son argument, moins de 20 jour avant, nous sommes le 24 avril et la deuxième phase est terminée.

Le chasseur laisse tomber la tension nerveuse accumulée en montant son piège et part faire un tour.


Aujourd'hui, 25 avril, le trophée est accroché sur le Web, pour qui veut constater l'inconstance de Jean Staune, se rendre compte de son usage de la technique d'évitement par la plaisanterie, son incapacité de ne pas avoir bêtement recours aux même arguments foireux, préalablement démontés, démontés par lui-même :-D

Jean Staune, qui me demande : "et pourquoi tu dis que je ne réponds jamais quand j’ai déjà répondu??". Maintenant il doit savoir pourquoi.

vendredi 18 avril 2008

Jean Staune - Quote-Mining - Oops!

Faire du découpage de texte pour assembler un texte inexistant, qui donne une certaine impression, disons positive, de la personne concernée, est une activité qui me rappelle celle des corbeaux qui découpent les journaux pour écrire leurs lettres anonymes.

je-ne-suis-pas-creationniste.png

Mais là c'est complètement différent : c'est signé :-)

Etape 0 : Jean Guerdoux

Etape 1 : Jean Staune

Etape 2 : Oldcola

Avec mes remerciements à Jean G pour le lien vers le texte original, et à Jean Staune pour l'avoir massacré et posté sur une liste publique.

jeudi 17 avril 2008

Jean Staune zététicien! Allons donc...

Viens de poster ça sur la liste "zététiciens".

Jean Staune se planque derrière une fausse indignation pour ne pas répondre aux critiques de son bouquin et de ses non-sens en général. Et maintenant il se met à la jouer zététicien. Hilarant.


Salut la liste, Jean Staune,

Comme je disais Jean, ce n'est pas ton opinion qui m'intéresse, mais celle des autres.Le fait que tu te répètes ne rends pas plus véridiques tes propos.

oui et ils sont accablant pour toi 
Oh Eccles sur la réorganisation fabuleuse du cerveau des singes pour qu'ils puissent marcher débout [...].
C¹est bien la preuve de ton obscurantisme

Non, c'est plutôt la preuve qu'Eccles (comme tout le monde) était capable d'en sortir une "grosse".
[A propos de Heim] Non, au sujet de l¹intérêt du film ³homo sapiens une nouvelle histoire de  l¹homme² que tu trouve méprisable, nul, comme l¹avis de Eccles sur la transition singe- homme, comme les thèses de Vincent Fleury, comme etc... La  liste est infinie.
A la théorie de Vincent Fleury j'ai consacré beaucoup de temps et je pense avoir un avis bien meilleur que le tien . Même pas une théorie au sens scientifique du terme, juste une hypothèse, de l'avis de l'éditeur en chef  ayant publié ce que VF considère une publication soutenant sa théorie.

Où est-ce que tu as lu que je trouve méprisable et nul le documentaire de Thompson ? Je peux te trouver des liens où je dis du bien des observations de Dambricourt et du mal de son interprétation en termes d'évolution , la confusion venant sinon pas de ses croyances religieuses simplement, de sa confusion des termes génotype et phénotype.

Justement tu es parfaitement capable sur certains blogs de faire des distingos subtils et ailleurs tu traite de créationnistes tous les croyants. C¹est de la malhonnête à l'état pur,  je cite : ³Je trouve ridicule de dire qu'on croit en un dieu créateur et ajouter qu'on n'est pas créationniste²
Tous les croyants en un créateur de l'univers sont créationnistes. Et je ne suis pas le seul à le penser, non plus.
Et il y a plusieurs courants, je fais toujours le distingo. T'es pas capable de comprendre une choses aussi simple ! Dommage pour toi.
Bonne citation, merci. Je pense que tu peux aussi en tirer mon avis te concernant.

Tu vois bien que ta duplicité est telle que tout dialogue avec toi est une  absurdité. De t¹étonne pas que je ne te réponde  plus ni ici ni ailleurs ;  c¹est de ta faute!
Le fait que "tu n'est pas capable"/"tu ne veux pas comprendre" des choses simples, n'est pas une indication de duplicité de ma part, mais soit d'incapacité de comprendre, soit d'absence de volonté de comprendre de ta part.
Je n'arrive pas à décider si c'est de l'incapacité ou la volonté de préserver ton marketing. Ou un mélange des deux ?
Le fait que tu ne souhaites pas répondre est juste une indication du fait que tu en es incapable.

Tu te rangerais dans laquelle de tes deux catégories  ? [de créationnistes]
moi je suis super évolutionniste
Super-évolutioniste ! Mazette ! Je pense qu'il te manquent plusieurs heures de cours de biologie pour savoir ce que l'évolution biologique signifie, pour commencer.
Mais encore une fois tu réponds à côté de la question posée. Quel type de créationniste es-tu?

ta malhonnêteté dépasse ( pour la centième fois au moins) les bornes  : tu sais très bien que le terme ³créationniste ³ sera assimilé par 99% des gens à de la biologie ( créationniste = personne qui refuse l¹idée d¹un ancêtre commun aux êtres vivants) et non pas à des catégorie théologiques
Je sais très bien que les termes YEC et OEC sont en usage courant, ainsi que IDC. Fabrice Gabarrot a offert à la liste les définitions en cours.
Je cherche de quel terme je pourrais qualifier le créationnisme que l'UIP, à travers toi, secrétaire perpétuel, est en train de promouvoir, financé par le John Templeton Foundation. Tu es certes un cas particulier, entre toutes les inanités anti-darwinistes que j'ai lu/entendu, tu sembles dans ton indécision faire feu de tout bois. Jusqu'au néo-lamarckisme compris, espèce de super-évolutionniste, va :)
YEC : Young Erth Creationist, OEC : Old Erth Creationist, IDC = Intelligent Design Creationist.

Oh, McFadden, l'expert ès mycobactéries qui ne savait pas qu'ils ont des plasmides
Soyons zététicien je croirais à la présence des plasmides dans les mycobactéries quand je les verrai de mes propres Yeux et certainement pas sur la foi de liens posté par toi!-)-)
Merde alors ! Les liens postés par Adriatika au forum de Sur-la-Toile sont les publications de l'institut Pasteur, mes liens pointent vers la littérature scientifique en général et toi tu veux voir les plasmides de tes yeux. A tes cours de biologie alors, et un diplôme de plus pour notre touche-à-tout, sais-rien, et qui la joue zététicien pour couvrir les bourdes des copains.

Et Perrier, penses-tu qu'il pourra donner une réponse ? Pas la peine qu'il  passe du temps, n'importe qui, toi et lui compris, peut vérifier qu'il a tort.  Pas la peine de discuter devant un résultat
C¹est pas un résultat c¹est une plaisanterie ( pour le moment ;peut être  feras- tu mieux un jour... Peux être pas)
Eh non, ce n'est pas une plaisanterie, c'est un mini-script qui met l'argument Perrier/rapporté par Staune à terre. Imparable !
Je te concède qu'il y a eu deux clins d'oeil.
Le premier le nom : JeanWalker, à l'honneur de l'informaticien que tu es.
Le deuxième, la version 2.4, destinée à Vincent Fleury, dont le téléologisme et la sympathie envers toi ont propulsé au piège qui t'était destiné. (je la mettrai en ligne, fort amusante, je l'avais oublié presque)

 Ton offre signifierait que la fréquentation du forum a baissé ?
Non  c¹est parce que j¹ai tellement de compliments élogieux que je peux me permettre d'être magnanime
Si on filtre les critiques négatives on arrive à 100% de critiques positives :)) Je ne dirai pas ce que je pense vraiment de la méthode et de ceux qui l'utilisent; surtout ceux qui se targuent d'être ouverts au débat.

je répondrai à toutes les critiques (quand j¹aurai le temps pour l¹instant je faits des conférences dans toute la France) ici sauf aux tiennes. Pour que je réponde sérieusement à tes critiques, il faut au minimum que tu retires touts les post ou tu me traite de créationniste.
Mais mon pauvre Jean, tu es créationniste. Je ne te traite pas de quoi que ce soit, je tire les conclusions de ton credo. Pas YEC, mais créationniste quand même. Quel type de créationniste ? Opportuniste. Sur quel base ? La croyance.

Et  surtout incapable de défendre tes thèses. Mais que va rester de The Book si ça continue comme ça ? La couverture...
Au fait, la traduction en anglais elle en est où ? Il y en a qui l'attendent pour la critique.

Et ne sois pas boudeur STP, assumes toi.

OC

PS

jeudi 10 avril 2008

Jean Staune - calculs (ni rénaux, ni corrects) et univers

Dans une tentative d'expliquer comment il évalue la probabilité que Dieu existe, Staune nous livre la réflexion suivante :

La situation est la suivante

  1. vous avez un Loto avec 1O puissance 60 boules différentes (nombres de combinaisons d´univers possibles selon les astrophysiciens)

  2. vous avez un seul ticket qui a été vendu

  3. un seul tirage a lieu (un seul univers)

  4. il y a un gagnant!!!

  5. selon la loi de Borel un tel événement ne peut arriver "les événements de probabilité suffisamment petite ne se produisent jamais".

  6. seule façon d´affirmer que le tirage n´est pas truqué : postuler un nombre de tirages supérieur a 10 puissance 60

  7. voilà c´est aussi simple que cela!

  8. Note: une erreur courante est de dire "avant le tirage il était improbable que tel personne gagne au loto pourtant il y a bien eu un vainqueur" elle est faite ad nauseum par tous les rationalistes critiquant le principe anthropique. Ils oublient un fait central : dans le loto dont nous parlons un seul ticket est acheté et il y a 10 puissance 60 boules

Il y a plusieurs choses qui sont discutables dans ce raisonnement.

Une référence pour justifier le nombre d'univers possibles n'aurait pas été superflue. Mais admettons pour la discussion que le chiffre avancé puisse avoir un sens et qu'il ne s'agit pas simplement d'une opinion. 1060 nous dit Staune, 1060 ça sera, avec des réserves quand même.

Comment ça un seul ticket qui a été vendu ? D'où sort cette assertion ? Ex nihilo.

Ou de la boîte à malices du prestidigitateur Staune. D'ailleurs manquent cruellement ici les définitions de ce qu'est un ticket et de qui a acheté le(s) ticket(s). Pour qu'on sache si c'est raisonnable qu'il y en ait eu un seul (acheteur et/ou ticket) ou plusieurs, voir 1060. Staune nous fournira peut-être des nouveaux éléments.

En (3) Staune fait l'hypothèse que le multivers n'est pas, que notre univers est unique, mais il oublie de préciser que c'est une hypothèse et que ce qui en écoulera forcement du raisonnement l'incluant est donc forcement hypothétique.

En (4), youpi, nous avons un gagnant ?. Je suppose qu'il s'agit à notre univers que Staune fait référence en parlant de gagnant; je ne suis pas sûr qu'on est gagnants à être dans le même univers qu'un gros paquet de gens qui raisonnent quasi-systématiquement de travers. Et c'est loin d'être la chose la plus importante qui va de travers dans notre univers.
Cette conclusion n'est vraie d'ailleurs que si (2) un seul ticket a été vendu et (3) qu'un seul tirage a eu lieu, deux hypothèses sans support. Il peut tout aussi bien y avoir une multitude de gagnants, certains mieux lotis que nous.

L'évocation de la loi de Borel en (5) est critiquable à plusieurs titres. Fabrice Gabarrot en a fait la critique du "talisman" Borel déjà, donc je passe sur ce point. Par ailleurs, dès lors qu'un événement a déjà eu lieu, par définition, la probabilité qu'il ait eu lieu est égale à 1; il ne convient pas de dire qu'elle est suffisament petite pour qu'il ne se produise jamais. C'est de l'histoire et non pas une évaluation de probabilité qu'il ait lieu dans l'avenir, du domaine des statistiques et non plus du calcul de probabilités.

Le point (6), bancal des hypothèses en (2), (3) et (4) de la fausse évocation du "talisman" Borel en (5) n'en est pas moins faux après avoir admis les hypothèses de Staune. On peut envisager les tirages de deux façons :

  • indépendants, où a boule tirée est remise dans l'urne avant le prochain tirage; ça ne doit pas être l'option de Staune, puisqu'il a l'air de peser que si le nombre de tirages est égal ou supérieur à 1060 il y aurait forcement un gagnant; pour des tirages indépendants c'est faux, pas forcement.
  • dépendants, où après chaque tirage la boule est écartée de l'urne; qui l'écarte ? Je n'ose imaginer que Staune nous présenterait un argument basé sur l'existence a priori de l'entité dont il essaie d'évaluer la probabilité d'existence faisant semblant que ce soit un raisonnement a posteriori.
Bref, le point (6) qui semble être la conclusion de Staune, impliquant que le tirage est truqué, est à revoir.

Au sujet du point (7) : non, ce n'est certainement pas si simple que ça. La copie est à revoir de façon substantielle. En l'état elle ne vaut pas l'encre d'un zéro pointé.

Jean Staune semble, en outre, ne pas comprendre l'argument qu'il a certainement entendu/lu plusieurs fois. Après avoir constaté un fait, l'existence de notre univers à l'occurrence, nous avons quitté le domaine des probabilités et nous sommes passés au domaine des statistiques. Si le modèle d'évaluation des probabilités utilisé pour évaluer la probabilité de son existence semble montrer qu'il ne serait pas possible sans trucage, le plus probable est que le modèle est à mettre à la poubelle.

Ce type de raisonnements, à base de modèles prétendant montrer l'impossibilité d'occurrence d'un fait déjà observé sans l'évocation d'une entité intelligente qui ne procéderait pas par des tirages, mais à dessein (en truquant les tirages pour obtenir le résultat espéré), est le fond de commerce de William Dembski, du Discovery Institute, qui fait la promotion de l'Intelligent Design Creationism. L'inanité de ces raisonnements a été démontrée à plusieurs reprises, mais comme il a un business à tenir, celui de l'église Baptiste, il n'en démords pas. Il semble en vivre.

Ce n'est pas étonnant de voir un autre créationniste se servir du même genre d'illusion logique, servi différemment.
Dembski discute essentiellement de l'évolution biologique, Staune nous la sert pour discuter de l'existence de l'univers.
Dembski, Staune, même combat, mêmes armes, différent logo et raison sociale, probablement parce que la John Templeton Foundation ne mettrait pas un cents dans un business avec des liens visibles avec l'Intelligent Design, ce dernier ayant mauvaise presse, à cause de ses tentatives d'insérer le créationnisme en l'enseignement des sciences.


Ceci ne signifie pas que Staune ne souhaite pas inclure le créationisme en classe de sciences ! Il crève d'envie au point d'en faire autant en Suisse, hors Union Européenne, la politique de cette dernière ayant été clarifié par une résolution rejetant l'enseignement du créationnisme en sciences.

mercredi 9 avril 2008

Jean Staune - Marcel-Paul Schuetzenberger - algorithmes genetiques

[addendum 10/04/2008 19:40]

vpuMerde, merde, merde !

J'étais tellement dans mes considérations de biologie synthétique en écrivant ce post, que j'ai oublié un exemple frappant d'évolution qui a fait le tour du Net, grâce à la discussion entre SA Smith de ERV et ....
La cible de cette entreprise "je te tourne au ridicule", qui a été flamboyante (starting point), est ce pauvre Michael Behe, qui a fait une loooongue tirade sur le HIV dans son bouquin The Edge of Evolution: The Search for the Limits of Darwinism.

D'un côté le Prof. Michael Behe, soutenant la thèse que l'évolution darwinienne ne peut pas générer de la complexité, des nouvelles fonctions. De l'autre côté l'étudiante SA Smith, démontrant que Behe n'avait pas fait sa bibliographie avant d'écrire des âneries.(me fait penser que quelqu'un d'autre ne semble pas faire sa bibliographie avant d'écrire des âneries :-) )
Behe a réussi au moins à démontrer ses limites à défaut de trouver celles du darwinisme. Exit Michael Behe.

Le même exemple met la position de Marcel-Paul Schuetzenberger à terre, aussi efficacement que ceux cités ci-dessous, mais en plus il est observé hors laboratoire. Pour éviter qu'on dise que ce n'est que sous une sélection artificielle que le darwinisme fonctionne.



Quand on a essayé de faire marcher un machin et qu'on n'y arrive pas, il y a deux façon de considérer la chose. Soit ça ne peut pas marcher, soit on est incapable de le faire marcher.

Marcel-Paul Schuetzenberger a essayé de faire marcher les algorithmes génétiques et il n'est pas arrivé. Il a conclu qu'ils ne marchaient pas et a continué le raisonnement pour aboutir à la conclusion que la théorie de l'évolution ne marchait pas. De la part d'un grand mathématicien c'est un comportement qui n'est pas inhabituel. Lors de la conférence Wistar, où il a exposé ses vues, il semble que les biologistes ont tenté de lui expliquer que ses travaux ne les intéressaient pas, sans résultats probants.

Nous sommes bien loin de la conférence Wistar. On peut être tenté de voir où en sont les algorithmes génétiques aujourd'hui, et comparer avec le travail de Marcel-Paul Schuetzenberger pour savoir si son opinion de jadis est aujourd'hui encore valable. Ou on peut se placer du côté des biologistes de jadis et voir si aujourd'hui la biologie a des nouveautés à proposer du domaine de l'apparition de complexité par des processus aléatoires évolutifs.

Je suis toujours du côté de l'évidence expérimentale. Ainsi, pour prouver que les conclusions de Marcel-Paul Schuetzenberger étaient erronées, je préfère faire appel à des réalisations de laboratoire en premier lieu.

Je suppose qu'un mathématicien de l'époque de M-P S n'avait pas nécessairement entendu parler d'évolution in vitro de séquences protéique pour les améliorer. Ou des techniques de sélection de séquences (protéines ou acides nucléiques) à partir de banques combinatoires suivies d'une ou plusieurs séquence d'évolution in vitro. Ou de calcul de structure de protéine à l'aide de réseau d'ordinateurs distribué, suivi de synthèse et d'évolution in vitro pour améliorer l'enzyme résultante. Encore moins de protéines non-biologiques. Ce sont là des exemples de résultats disponibles, dont l'industrie pharmaceutique tire profit pour l'amélioration des procédés de production des médicaments.

Des résultas d'algorithmes génétiques, pas des résultats de simulations, mais des molécules utiles in Real Life.

On pourrait s'arrêter juste là, ayant montré que l'opinion de Marcel-Paul Schuetzenberger était basée sur une approche erronée du problème sur le plan théorique, contredite par la simple expérience. Je pardonnerais volontiers l'ignorance de Marcel-Paul Schuetzenberger.

Mais certainement pas l'ignorance de Jean Staune, qui nous dit avoir menée une enquête scientifique (soustitre de The Book : une enquête scientifique et philosophique) et qui semble être passé à côté des publications de ces travaux. Il devrait être lui au courant que les résultats de Marcel-Paul Schuetzenberger étaient erronés, et avoir la décence de ne plus les évoquer dans une discussion sérieuse.

On pourrait s'arrêter là. Mais le travail des mathématiciens pour produire des environnements au sein desquels l'évolution peut-être observée sont fascinants aussi et il n'y a aucune raison de bouder notre plaisir. Alife, pour Artificial Life en est à disposer d'un article sur Wikipedia, qui pourra servir de tremplin à ceux qui se sentiraient intéressés. Ma préférence (mais nous en sommes là au niveau des goûts, donc ce n'est pas un argument, juste un conseil) va à breve, sous licence GPL, qui tourne sous Mac OS X (mais aussi Windows et Linux).

M-P S n'en disposait pas; je pense qu'il aurait revu son opinion. Jean Staune, détenteur d'un diplôme de mathématiques et/ou informatique, peu en disposer gratuitement. Il pourra ainsi revoir son opinion sur les algorithmes génétiques. Il pourra aussi consulter les articles sur a question publiés sur Panda's thumb. A commecer par le post de Wesley R. Elsberry.

Ainsi, après Pierre Perrier, exit Marcel-Paul Schuetzenberger.

mardi 8 avril 2008

Jean Staune - approche "scientifique" ?

Jean Staune :

En tout cas la physique quantique peut se passer du matérialisme méthodologique, donc il me semble que cela implique qu’elle peut etre idéaliste dans sa démarche scientifique empirique. [zeteticiens@yahoogroupes.fr, date Sat, Apr 5, 2008 at 11:44 PM]
(emphasis mine)

lundi 7 avril 2008

Jean Staune et la probabilité d'existence de dieu

J'enregistre clairement la position de Jean Staune :

"Ma position c´est que la probabilité de son existence est plus forte que la probablité de sa non existence"
que je complète :
"Ma position est que la probabilité d'existence de Dieu est plus forte que la probabilité de sa non-existence. - Jean Staune, 7 avril 2008 - 17:55 - groupe Yahoo! 'zeteticiens'"
pour qu'elle soit lisible hors contexte.

Pour l'instant, la seule évaluation de cette probabilité qu'il nous a offert sont les opinions personnelles de TXT, rapportées dans son livre "L'existence a-t-elle un sens ?" Rien à prendre au sérieux, IMO. Mais déjà de quoi discuter.

Il aurait été inégal de rester sans l'opinion de Richard Dawkins à disposition des co-listiers, ainsi je vous propose de la trouver ici , à partir de :

Accepting, then, that the God Hypothesis is a proper scientific hypothesis whose truth or falsehood is hidden from us only by lack of evidence, what should be our best estimate of the probability that God exists, given the evidence now available? Pretty low I think, and I spend a couple of chapters of The God Delusion explaining why. [...]

  1. Dans un souci de fair play, on peut s'attendre que Jean Staune fournisse un argumentaire au moins aussi détaillé (soit-il en anglais) pour soutenir sa thèse et montrer que : l'estimation de la probabilité que Dieu existe est supérieure à celle de sa non-existence, comme il nous l'annonce tout à fait sérieusement.
  2. Il se peut même qu'il s'aventure à nous proposer des moyens pour tester l'hypothèse.
  3. Il se peut même qu'il nous explique pourquoi en croyant à un dieu créateur il ne se considère pas créationniste.
  4. Il se peut même qu'il nous explique pourquoi il se positionne en hérétique par rapport au dogme de l'église catholique (pour éviter les discussions inutiles sur l'âge du credo [oui, il m'a fait le coup déjà], je rappelle que le Pape Paul VI, en 1968 , ne semblait pas avoir quoi que ce soit à redire au sujet de l'omnipotence de Dieu) en niant l'omnipotence de son Dieu au nom du libre arbitre.

Il se peut aussi, que rien de ce qui précède n'arrive.

Pour ceux qui auront le temps de lire Dawkins (et qui n'étaient pas déjà au courant), il deviendra évident pourquoi les divers types de créationnisme, qui ont fleuri post-Darwin, sont anti-Darwin et passent beaucoup de leur temps à essayer de réfuter la théorie de l'évolution, qui les prive, entre autres, de certains des arguments de téléologie; au lieu de continuer à faire de la théologie tranquillement.

La lecture de ce qui précède l'argumentaire de Dawkins n'est pas inintéressante, puisqu'il spécifie de quel type de dieu il discute, pour éviter les problèmes dus à des définitions nébuleuses et changeantes au fur et à mesure que la discussion progresse.

dimanche 6 avril 2008

Jean Staune et création

... et d'un autre côté nous avons les grandes idées, entre autres les idées monothéistes, sur le fait que l'homme est là parce qu'il y a une créateur qui l'a créé, parce que l'homme s'inscrit dans un projet, parce que effectivement tout ne finit pas avec la mort, ...
Voir vidéo ci-dessous, 00:30 - 00:43

... aujourd'hui, la Science, à travers la physique quantique, à travers l'astrophysique qui réfléchi à travers ces notions d'espace et de temps et sur un au delà de l'espace et du temps, mais qui réfléchi aussi sur la notion d'un créateur, ce qu'on appelle le principe anthropique...
Voir vidéo ci-dessous 02:27 - 02:40

... Dieu aurait pu s'y prendre autrement pour créer le monde ...
Voir vidéo ci-dessous 03:40 - 03:43

Vidéo initialement publiée ici : La création de l'univers et de l'homme relève-t-elle du hasard ? Oumma.com

Après ça il se sent vexé quand on rappelle qu'il est créationniste :-)

Et au sujet de la récupération de Christian de Duve [3:57], je propose la lecture de Does the Universe Have a Purpose?

Jean Staune - questions sans réponse, bourdes sans rectificatifs #1

(#)Jean (Staune),

Tu dois encore des réponses :

  1. sur le calcul de la probabilité de l'existence de Dieu, prétendument dans The Book, pour lequel tu ne nous a offert que les opinions personnelles de TXT, autant dire rien,
  2. une réponse à Sly sur l'origine de Dieu (en admettant que tu plaisantais [je ne l'admets pas, mais pour la suite de la discussion je fais semblant]), et aussi
  3. une réponse depuis belle lurette sur la pertinence de "L'évolution du vivant" de Grassé en tant que bon exemple d'évolution orientée .
Comme les questions auxquelles tu évites (soigneusement ?) de répondre s'accumulent, il se peut qu'on soupçonne que tu n'a pas de réponses logiques/rationnelles à fournir, et que tes assertions pourraient être considérées, par certains, moi le premier, comme du pipeau.

(#) Oh ! Là je suis surpris, très surpris.

PS qu¹il soit bien clair que je ne m¹abrite pas derrière le dos des personnes que je cite : je suis le seul responsable des éventuelles erreurs que contient mon livre.

Jean Staune,

Quand après la sortie de ton livre j'ai commenté sur cette immense bourde qu'est le calcul des tonnes de mycobactéries nécessaires pour expliquer leur multi-résistance, que tu rapportais, tu t'es caché derrière ton expert, McFadden, que tu nous a cité disant qu'il n'y avait pas de plasmides chez les mycobactéries , ou sur la relecture par Ogryzko du sous-chapitre en question. Bien sûr les mycobactéries ont des plasmides et Ogryzko s'était contenté de faire confiance à McFadden. Et toi tu n'as pas vraiment assumé la bourde.

Et dans la liste des rectificatifs à faire, au sujet de The Book, et des questions auxquelles tu n'as pas répondu, reste bien sûr la bourde que tu attribues à Pierre Perrier, au sujet des algorithmes supervisés , p 313 §4 à p314 §3 de The Book, que j'ai rebaptisé JeanWalker.

Ici il s'agit d'un simple rectificatif, sans discussion nécessaire, une codage qui a pris quelques secondes ayant démontré que l'assertion était fausse.

samedi 5 avril 2008

Jean Staune TdD - exemple #1

En réponse à ce post de Jean Staune, au forum des zététiciens (où il sévit actuellement).

Ah ! Jean, Enfin, une approche presque sérieuse. Au moins une base sur laquelle discuter. Donc on part de l'hypothèse que l'apparition des dieux est possible si on attend suffisamment longtemps. Rien n'indiquant que le suffisamment longtemps s'est déjà écoulé. Donc, rien n'indiquant que les dieux existent déjà. Même niveau de probabilité que le Flying Spaghetti Monster.  Le Pape (entre autres "autorités religieuses") au chômage. Les éléments du sophisme :     1.    "dieu a été créé" : (a) rien n'indique que c'est déjà fait, (b) il ne s'agirait pas de "création" mais d'émergence.     2.    "Quand on a l'éternité pour soit tout ce qui peut arriver arrive y compris l'existence de Dieu" : (a) proposition fausse, tout ce qui est possible d'arriver arrive, (b) ça place ton dieu Jean Staune dans le monde naturel; il n'est pas un être surnaturel donc, approche fort païenne.     3.    "Le Darwinisme marche donc uniquement dans le monde divin!! " : (a) un monde divin serait créé par un être divin, mais dans ta logique Jean Staune (habituelle, pas celle du sophisme présent) les dieux sont en dehors de la réalité matérialiste ! (b) pour une fois tu sembles accepter le darwinisme, en oubliant  qu'il s'agit de biologie et non pas de théologie dont il est question quand on discute de la théorie de l'évolution (biologique); hors sujet. Mais heureusement, au dernier moment tu te reprend : "Dans notre monde à nous il n'y a pas assez de temps pour que le darwinisme soit crédible." Ouf, voilà que dans votre monde à vous il n'y a pas suffisamment de temps pour l'apparition des dieux. [là tu as tout gâché mon pauvre, enfin, tout du sophisme :-) Comment dire, je me régale.


vendredi 4 avril 2008

probabilité que Jean Staune dieu existe

Un des outils que Jean Staune utilise dans ses démonstrations à la noix, c'est celle de la probabilité que Dieu existe.

Irrité par la déclaration de Richard Dawkins que la probabilité que Dieu existe est infime, et pensant être amusant probablement, Jean s'emploie à comparer la probabilité que Dieu existe avec toute autre sorte de probabilités, déclarant qu'elles sont plus petites ou plus grandes.

A raconter n'importe quoi ça risque de lui tomber à travers la gueule.


Ainsi, il y a quelques jours, sur le forum du groupe zététiciens de Yahoo!, après qu'il ait écrit :

"La probabilité de l¹existence de Dieu est inférieure à la probabilité d¹existence d¹un trou noir mais très supérieure à la probabilité que le LHC du CERN produise un trou noir par exemple."

Je lui posais la question:
Tu pourrais nous éclairer : qui, quand, comment a quantifié la probabilité de l'existence des dieux ? Elle est de quel ordre de grandeur ?

Il a fallu que j'insiste un petit peu, sa première réponse ayant été que tut était dans son livre.

Oups ! Mauvaise réponse IMO.
Ben la reponse est dans mon livre je ne peux pas tout réécrire ici JS

Enfin, pas de réponse, très Jean Staune Touch!. Tu aurais pu (dû) donner au moins le chapitre, voire les pages où tu apportes tes arguments. D'habitude tu copier/coller les parties intéressantes. Là, rien...

Ca serait plus marrant. Et édifiant pour ceux qui n'ont pas lu The Book.

OC

PS Si jamais tu trouves, ne nous prives pas du plaisir d'en discuter.

Mais il a fini par y répondre :-)

Délicieux.

Pour Jean Staune, c'est TXT qui a procédé à la quantification; de la sorte :

"Je rejette personnellement l'hypothèse des univers multiples et le hasard qui en découle. Je n'aime pas cette hypothèse car elle va à l'encontre du principe d'économie […] Postuler une infinité d'univers parallèles, tous inaccessibles à nos instruments de mesure et donc invérifiables n'est pas conforme à la méthode scientifique. La science repose sur l'expérience et sur l'observation. Privée de ces fondements, elle a tôt fait de s'enliser dans la métaphysique" (gras par moi)

Quite scientific, indeed.

Je ne sais pas si TXT pense que c'est aussi scientifique de postuler l'existence des dieux, inaccessibles à nos instruments eux aussi (quel dommage) et donc invérifiables. Si c'est le cas il devrait en parler à Jean qui sombre dans la métaphysique depuis longtemps, en pensant qu'il fait de la science.

images.jpegLe message de Jean commence par(#) :

Antoine, tes désirs sont pour moi des ordres!!
Je peux vous asurer que c'est un MENSONGE |-) Si 'était le cas, il aurait arrêté depuis longtemps de nous raconter n'importe quoi...

samedi 9 février 2008

la journée va être bonne

Quand le soleil brille, la température est douce et les femmes légèrement vêtues, et que je découvre que mon néo-créationniste préféré en est à m'insulter faute d'arguments de discussion, je sens que la journée va être bonne.

credo

Πιστεύω είς ενα Θεόν, Πατέρα, παντοκράτορα, ποιητήν ουρανού καί γής, ορατών τε πάντων καί αοράτων.

Je laisse ici la première phrase du credo de Jean pour qu'il n'oublie pas à quoi il dit croire. Son a priori majeur en fait.

samedi 8 septembre 2007

Vincent Fleury, la pierre de rosette de Jean Staune

J'ai longuement interrompu la critique du livre de Jean Staune "L'existence a-t-elle un sens ?", chapitre XI, à cause d'une des personnes qui y sont célébrées, Vincent Fleury. Initialement je ne pensais pas m'intéresser à son cas aussi longuement, son ignorance affichée sur les forums de Sur-la-Toile de la théorie de l'évolution et de la génétique me paraissant être des éléments suffisants pour disqualifier sa théorie qui a attiré l'attention de Staune. La discussion avec Vincent Fleury était censée être arrivée à un terme, à sa demande, le fil de discussion était clos, et j'avais entrepris la critique des divers sous-chapitres du XI sur un nouveau fil. Vincent Fleury y est venu défendre son nouvel ami Staune, s'est planté de façon lamentable (j'y reviendrai), et a détourné le sujet, à nouveau en défense de sa théorie, ânonnant ses mantras habituels. Devant la tiédeur des modérateurs, qui n'ont pas souhaité enlever les interventions hors sujet du nouveau fil, j'ai simplement quitté le forum et j'ai transporté mes critiques de Vincent Fleury sur le blog dloale.wordpress.com, où j'accumulais des articles de la littérature scientifique contredisant les positions de Vincent Fleury. Ce dernier, malgré le fait qu'il répète à qui veut l'entendre qu'il n'aime pas la polémique, y est venu discuter, non pas avec moi, mais avec une amie qui m'avait rejoint, intéressée par le cas, incrédule que Vincent Fleury puisse croire ce qu'il racontait, en particulier sur une page de son site universitaire.

Fleury y a continué le récital entamé sur SLT, faisant preuve

  • d'incompétence en tant que modélisateur pour analyser correctement une situation, soit-elle simple,
  • d'incapacité de lire et comprendre des articles sur le développement,
  • d'un flou incompréhensible concernant ses propres modèles qui se veulent des calculs exacts,
  • d'une mauvaise foi qui est inacceptable pour quelqu'un qui se réclame de la démarche scientifique.

Ainsi, la critique de la "pierre de rosette" de Staune est largement mieux étayée que ce que j'aurais pensé faire.

Vincent Fleury semble être un platonicien estimant a priori que les formes sont latentes et que l'évolution du vivant ne fait que les révéler, trouvant inacceptable l'idée que les organismes/individus puissent être déterminés par leurs génomes; plutôt anti-Mendel que anti-Darwin d'ailleurs. Dans la volée, il réfute les résultats expérimentaux en embryologie et ses modèles semblent être bâtis sur des a priori, certainement pas sur ses propres résultats expérimentaux, qu'il avoue de ne pas avoir produit pour tester ses hypothèses. Fermement convaincu d'être le détenteur d'une vérité qui ne serait pas facile à faire admettre par ses pairs, il a préféré emprunter le chemin de la publication grand public avant celui de la littérature scientifique évaluée avant publication (peer-review), se procurant ainsi un public qui serait plus perméable aux assertions ex cathedra démunies de vérifications expérimentales.

[addendum 23 avril 2009 Vincent Fleury vient de publier dans une revue de physique : Clarifying tetrapod embryogenesis, a physicist’s point of view]

Ainsi convaincu, il pense déceler des preuves de ce qu'il avance partout; soit-il dans des expérimentations dont il n'a pas lu les compte rendus, ou pas compris, ce qui est fort probable également, et qui le contredisent de façon flagrante, dans des propos qui sont nuancés mais que lui souhaiterait catégoriques pour crier à la persécution, dans des situations qui sont d'une clarté exemplaire et qu'il essaie de distordre pour les faire coller à ce qu'il souhaiterait qu'il soit. C'est un interlocuteur caractérisé par un manque complet d'honnêteté lors des échanges, prompt à avoir recours à des accusations fantaisistes, aux injures, au détournement de la discussion, mais certes pas capable de reconnaître ses erreurs et de s'excuser des phrases malencontreuses qu'il a écrites. Cette critique ressemble à une attaque ad hominem, et on pourrait me reprocher ceci, mais en fait il s'agit de la critique d'une école, école que Vincent Fleury représente tout seul pour l'instant, et que j'espère n'aura pas d'autre représentant dans le futur.

Non pas que les tentatives pour expliquer le vivant indépendamment de la génétique et l'évolution de façon anti-Darwin manquent, et d'habitude elles ne font pas long feu dans un environnement ou le flux d'information est rapide et que les théories avancées sont rapidement confrontées à des gens qui disposent l'expertise nécessaire pour les ridiculiser. Le cas le plus proche de Vincent Fleury étant Stuart Pivar, qui a été massacré par des experts en mathématiques et embryologie et qui s'est rendu mondialement ridicule en souhaitant intenter un procès à Seed Magazine et PZ Myers pour diffamation, à cause de la critique négative que ce dernier a publié (et que je trouve excellente).

Que les hypothèses de Vincent Fleury aient un quelconque lien avec la réalité ou non, nous n'en avons aucune preuve, lui-même ne semblant pas avoir considéré nécessaire de tester ses positions par l'expérimentation. Il n'est donc possible que de critiquer les bases de son raisonnement.

Il écrit clairement qu'il ne peut accepter que l'évolution soit le fait des gènes, clarifiant ainsi un a priori des plus ridicules depuis Mendel. Rien qu'avec cette assertion Vincent Fleury se disqualifie lui-même pour toute discussion sérieuse dans le domaine. Tout au plus on peut lui demander de prendre un bouquin de biologie du secondaire et le potasser, évitant pendant ce temps de se qualifier de biophysicien. Ce qui est étonnant, c'est qu'habituellement, il ne rejette pas de façon aussi catégorique la génétique. Au contraire, une des publications qu'il co-signe dit clairement le contraire : "The “hard wiring” encoded within the genome that determines the emergence of the laryngotracheal groove and subsequently early lung branching morphogenesis is mediated by finely regulated, interactive growth factor signaling mechanisms that determine the automaticity of branching, interbranch length, stereotypy of branching, left-right asymmetry, and finally gas diffusion surface area." (Source). Interpellé publiquement sur SLT pour s'expliquer sur ce point, il s'est senti agressé ! Si un scientifique ne défend pas ses position publiées face au public (des étudiants du domaine) qui l'interroge sur un revirement aussi spectaculaire, je ne vois pas comment on pourrait lui attribuer une crédibilité quelconque. Il faut au moins avoir le courage de défendre ses opinions.

Il réfute les résultats expérimentaux en embryologie. Il semble penser que ce ne sont pas là des cas réels à cause de l'intervention des expérimentateurs pour perturber le système étudié, évite soigneusement de discuter les cas où l'intervention est suffisamment écartée pour que les perturbations ne soient transmises que par le matériel génétique, pense enfin que ses modèles mathématiques sont plus réels que ce qui se passer à la paillasse d'un laboratoire de recherche. Un refus de l'empirisme qui n'est pas à l'honneur d'un scientifique et qui constitue le deuxième a priori sur le quel les réflexions de Vincent Fleury sont basées.

En général, ses a priori semblent l'aveugler suffisamment pour qu'il soit incapable d'analyser correctement une situation, même des plus simples (Jean Walker), lire un texte et essayer de le comprendre (Ptx1), observer un cas clairement exposé et essayer de le mettre en adéquation avec ses hypothèses (positionnement de L2/R2, Weiser et al., premier épisode) et le conduisent par prendre ses désirs pour des réalités (positionnement de L2/R2, Weiser et al., deuxième épisode), donnant une impression de brouillon, où tout ce qui ne correspondrait pas avec ce qu'il dit, doit être écarté à la hache, ou simplement ognoré. Il y en a qui y verront un enthousiasme plein de candeur, j'y vois un comportement indigne d'un chercheur, qui devrait aborder son sujet en essayant de se renseigner au mieux de l'état de l'Art avant de commencer à avoir des opinions personnelles, qu'il formulerait en tant qu'hypothèses et qu'il testerait avant de les proposer pour discussion à ses collègues experts du domaine.

Voilà donc ce que j'ai à dire de la "pierre de rosette" de Jean Staune, après l'avoir pratiquée par des échanges sur SLT et sur dloale, ou parcouru ce qu'il appelle pompeusement Foire Aux Questions, hébergé par un site universitaire, celui de l'Université de Rennes 1, où, au moins les questions que moi j'ai posées, sont déformées, et certes pas répondues si ce n'est par du charabia, l'exemple le plus lamentable étant FAQ 2, qui mérite la lecture (voir en fin de post).

Jean Staune, prudent quand il inclue dans son écurie un exemple qui n'a pas eu encore le temps d'être éprouvé, entame le sous-chapitre où il présente Vincent Fleury et sa théorie en ajoutant au titre plus que la précaution d'usage : "Et si l'évolution de faisait (presque) indépendamment de la sélection ?" Il a beau formuler ça comme une question, il s'ajoute un deuxième préservatif, ce "(presque)" qui est déjà un désaveux du positionnement rejetant la théorie qu'il va présenter. Pour éviter d'introduire Vincent Fleury, illustre inconnu en dehors d'un petit cercle, il démarre avec des allusions à Simon Conway-Morris qui est en train de grignoter les fonds de la Fondation John Templeton, qui finance également Jean Staune, puis il nous fait une de ses pirouettes de prestidigitation rhétorique en impliquant Stephen Jay Gould et Marc Godinot ("paléontologue du Muséum national d'histoire naturelle, considéré comme tout à fait orthodoxe", ajoute Staune, pour qui le prestige et l'orthodoxie de ses références est essentielle, n'ayant pas lui-même la moindre stature et certes pas les compétences nécessaires pour discuter de biologie). Je ne connais pas Marc Godinot, mais Jean Staune ne fait que citer ses opinions et chacun peut en exprimer autant qu'il le souhaite, ça ne fait pas des dites opinions des faits sur les quels on pourrait baser un raisonnement scientifique autre que celui permettant de bâtir des hypothèses. Et les opinions de Marc Godinot ne doivent pas être exemptes d'une certaine religiosité, pour preuve son implication en tant que vice-président, actuellement, de l'association des scientifiques chrétiens "Réseau Blaise Pascal", qui a comme devise "Science, Culture et Foi", reprise en sous-titre, sous la forme "Réseau de groupes francophones autour de sciences, cultures et foi chrétienne". [update 9 mai 2008 - En lisant "Connaître n° 26, publiant les actes du colloque "Création contre évolution ?", publiant une intervention de Marc Godinot, j'apprends un peu à le connaître lui. Et ce que je lis me plaît plutôt, son opinion au sujet de "la rosette" n'étant pas loin de la mienne :-) Il trouve que Fleury parle de paléontologie de façon affligeante, et il semble ne pas être très en phase avec les déformations géométriques à la d'Arcy]

Pour Staune : "la question est de savoir quelle est l'influence réciproque de la sélection et de ces contraintes du développement", 'ces' faisant allusion aux contraintes limitant les possibilités d'êtres vivants. Le sophisme est posé, pas si délicatement que ça. Si on pose la question en quoi ces contraintes sont différentes de la sélection naturelle, pourquoi les dissocier et aller même jusqu'à les opposer, on n'obtient aucune réponse. C'est dans cet écrin fallacieux que Jean Staune vient déposer Vincent Fleury, "(chercheur au CNRS, biophysicien, spécialiste du développement des formes)", comme il précise.

Il est dit que Vincent Fleury n'hésite pas de proposer une théorie radicalement nouvelle de l'origine des êtres vivants dans laquelle la génétique [b] ne joue qu'un rôle secondaire. Et c'est vrai que Vincent Fleury n'hésite pas. Il y a une précision que j'ai omise mais signalé par [b], que Staune place entre parenthèses, mais qui mérite d'être examinée à part : [b = "et donc les processus darwiniens de mutation et sélection"]. Bien sûr Darwin ne connaissait pas la génétique, ni les mutations. Bien sûr Vincent Fleury ne s'y connaît pas suffisamment en biologie pour qu'on lui reproche une telle confusion, mais Staune, lui, est au courant de l'histoire des sciences suffisamment pour que cette erreur lui saute à la figure. Mais son enthousiasme l'emporte et il laisse cette énorme bourde en toutes lettres page 306, §2 de The Book.

Il continue avec une phrase qui est la clé de voûte autour de laquelle Staune bâtit la présentation de Vincent Fleury : "Fleury analyse le développement de l'embryon à partir de la première cellule, et montre que les dynamiques internes qui s'y développent peuvent être analysées par des concepts physiques précis. La base de la théorie repose sur le calcul de la déformation induite dans le tissu vivant par une cellule qui se déplace."

Bien sûr il est possible d'analyser le développement par des concepts physiques précis. Mais ce n'est pas ce que Vincent Fleury fait. Il ne part pas de l'observation et de la mesure pour aboutir à une modélisation. Il m'a fallu plusieurs mois d'échanges pénibles pour avoir confirmation du fait que Vincent Fleury n'a pas testé ses modèles expérimentalement. Et que les propriétés et les raisons de déplacement des cellules durant le développement non pas seulement lui échappent, mais il refuse obstinément de les prendre en compte (refus de l'empirisme mentionné ci-dessus).

La conclusion de Vincent Fleury qui a attiré l'attention de Jean Staune est le sous-titre du livre dloale : le sens de l'évolution. Vincent Fleury pense que l'évolution a un sens. Son approche est plutôt naïve, procède d'une analogie injustifiée et injustifiable avec la diffusion, et porte la marque du handicape dû à son ignorance, avouée, des travaux sur la directionnalité d'évolution d'un caractère, sous l'effet de la sélection naturelle, et les changements de sens lors des modifications des conditions caractérisant le milieux sélectionnant. Ainsi il peut penser ce que bon lui semble et ça n'a pas la moindre importance et ses qualifications universités n'y apportent aucun poids. Autant demander à Madame Soleil ce qu'elle pense de la météo du 14 juillet 3012 ou à Elisabeth Tessier son opinion sur la théorie des cordes.

Jean Staune, encore un fois prudent, il dit qu'il est trop tôt pour porter un jugement global sur l'approche de Vincent Fleury. Mais il est assez tard pour porter un jugement sur l'approche de Jean Staune. Il s'est saisi de la théorie de Vincent Fleury en ne se posant pas les questions de base que quiconque réalise une enquête scientifique devrait se poser au sujet des postulats de base, de l'adéquation de la théorie avec les données expérimentales, de la solidité de l'argumentation face aux critiques des experts du domaine. "N'importe quoi à condition qu'il semble contredire Darwin" est l'approche de Staune. N'importe quoi pour faire semblant.

Quatre raisons sont données qui rendraient l'approche de Vincent Fleury intéressante :

  1. elle serait la "pierre de rosette" qui donnerait un semblant de respectabilité aux thèses d'Anne Dambricourt-Mallassé, Jean Chaline, Michael Denton, Rosine Chandebois, D'Arcy Thompson, Simon Conway-Morris; je pense que ces personnes devraient chercher leur bonheur ailleurs (pour celles qui sont vivantes), mais il n'est pas impossible qu'ADM y voit une vague lumière pouvant la soutenir, mais sur une base qui n'est pas à la hauteur de son empirisme, dont on ne peut la priver, elle.
  2. parce qu'elle montre que la situation n'est pas figée dans les science de l'évolution; je ne sais pas pourquoi Vincent Fleury en particulier en est une preuve pertinente, il y a des longues discussions sur la théorie de l'évolution, certes essentiellement darwin-like quand il s'agit de discussions scientifiques et l'ignorance affichée, avouée même pour certains sujets, de Vincent Fleury ne le rend pas pertinent.
  3. elle montrerait que l'évolution des êtres vivants repose sur des concepts simples; Jean Staune est incapable de comprendre un concept aussi simple que variation/sélection et il croît que le concept de Vincent Fleury est encore plus simple !
  4. elles constituerait un exemple parfait des "nouvelles lunettes" permettant de voir l'évolution différemment; en ami qu'il se déclare, Jean Staune devrait offrir des nouvelles lunettes à Vincent Fleury, avec l'espoir que ce dernier pourrait mieux lire, sa façon de voir et d'interpréter n'étant certes pas une garantie de succès, quel que soit le domaine abordé, d'après ce qu'il a pu nous montrer lui-même.

Aucune des quatre raisons ne me semble pertinente.

La question reste quand même : pourquoi certains, dont Jean Staune et Vincent Fleury, s'acharnent à extraire du concept de la sélection naturelle une partie, dans le cas présent des/les lois physiques, et par la suite font semblant que ce sous-ensemble serait en opposition avec la sélection naturelle ? Ils ne se rendent pas compte du ridicule de leur approche ? Et si non, pourquoi ?


Extrait de Foire aux questions, de Vincent Fleury, website de l'UMR CNRS 6626, Groupe Matière Condensée et Matériaux, CNRS/Université de Rennes 1.

FAQ 2 (Antoine Bordeaux) Des travaux montrent que ça n'est pas possible de considérer un objet mathématique qui serait "l'adaptation" ("fitness") en fonction des gènes.

réponse - je ne considère pas du tout le "fitness" en fonction des gènes, mais le "fitness" en fontion de la forme, dans le vrai espace des formes telles qu'on les voit. L'espace que je considère est l'espace où les paramètres du génôme sont reparamétrés sur les paramètres physiques réels, qui dimensionnent le problème : ex: la longueur d'une patte peut évidemment dépendre de mille gènes, mais ces gènes ne pourront produire qu'une patte plus longue ou moins longue, dans une space de toutes les pattes, de petites à longues. Le paramètre "longueur de patte" est pertinent pour analyser l'adaptation, pas le paramètre "gène untel". Cependant, d'où sort cette longueur de patte? Elle sort d'un écoulement visco-élastique du bourgeon de membre, dont les paramètres sont la durée de croissance T, la viscosité du tissu, l'épaisseur du tissu, en gros. La vitesse de croissance, dans une hypothèse simple de type loi de D'Arcy sera propotionnelle à bcarré/viscosité. Par conséquent, la longueur de la patte sera fonction de Txbcarré/viscosité. Des milliers de gènes peuvent modifier T, b ou la viscosité, en provoquant simplement le même effet adimensionné, qui ne dépend que du produit bcarréT/viscosité. Dans ce cas, le paramètre bcarréT/viscosité est le bon paramètre du problème, et au fil des mutations affectant ce nombre, la patte s'allonge stochastiquement, avec une diffusion vers les grandes pattes.

chairedepoule.jpg

Exemple d'allongement dû à une modification des paramètres biophysiques du problème. Une sphère fibrée tend à devenir plus pointue si les fibres sont plus raides. Si on change dans le modèle la raideur des fibres de façon continue (en haut à gauche pas de fibres, en bas à droite plein de fibres), on obtient un allongement et la sortie d'une pointe. ça évoque l'effet chaire de poule : une petite boule de muscles (le follicule) se contracte, et ça sort vers le haut une petite bosse. Cet exemple (construction de Wulff d'une surface dont la tension de surface diverge au pôle par effet de rétrécissement des anneaux de fibres) montre comment un principe physique simple, associé à une variation des paramètres matériels, induit un changement de forme déterminé. Je pense que cela a également à voir avec la croissance des plumes.

lundi 18 juin 2007

11297

The dangers of creationism in education

Report
Committee on Culture, Science and Education

Rapporteur: Mr Guy LENGAGNE, France, Socialist Group

58. The Interdisciplinary University of Paris (UIP): The UIP, an association set up under the Law of 1901, was established in 1995 to replace the European University of Paris, which was founded in 1989 to succeed the Popular University of Paris. Supported at the beginning by a number of prestigious companies, it has gradually been abandoned by its sponsors owing to the suspicions of neocreationism raised against it. It is actively working on the introduction of spirituality into the sciences and society and is also said to be very closely allied to the American intelligent design movement. The transmission on ARTE in October 2005 of the Thomas Johnson documentary Homo sapiens, a new history of Man was, incidentally, very controversial in France. It seems to have been very largely inspired by the work of Anne Dambricourt-Malassé, who is responsible for research at the National Scientific Research Centre CNRS, is attached to the Paris Natural History Museum and was at that time a member of the UIP’s scientific council. The documentary was accused of conveying a neocreationist message and helping the UIP’s cause

mercredi 13 juin 2007

l'idée de création

Attention, il n’est pas question de dire que l’idée de création est aujourd’hui scientifiquement prouvée. Mais désormais, plus rien n’interdit à quiconque d’inférer (de déduire) logiquement l’idée de création de la recherche scientifique.
Ca, ce sont des paroles de créationniste, pas de doute.

Qui a dit ça ? Jean Staune, celui qui râle quand il est qualifié de néo-créationniste :-) (par ici)

Oh, et en ce qui concerne l'ID ?

I wrote un article you can find on [URL] (it will inform you about what is REALLY non-darwinian biology, ID is only a very very TINY part of it)
Donc, l'ID est une petite partie de la biologie non-darwinienne, hein ? Et si on dit à Jean Staune qu'il a des liens avec le Discovery Institute il risque de commencer à crier à la malhonnêteté n'est-ce pas ?

discuter avec n'importe qui ?

Doit-on accepter de se mettre en face de n'importe qui pour discuter ?

Je me pose la question après avoir lu la présentation que fait Jean-Paul Baquiast de The Book.

Jean Staune est à la recherche de respectabilité, qu'il espère gagner en débattant avec des adversaires qu'il considères comme convenables pour son marketing personnel. Ainsi, même quand il est mis en boîte par André Comte-Sponville il jubile. Il a débattu avec quelqu'un qui améliore sa visibilité dans les médias. Le résultat du débat (toujours philosophique, jamais orienté vers la partie "enquête scientifique" de The Book), ne pouvant aboutir à des conclusions nettes, est toujours utilisable auprès de ses groupies qui ne demandent qu'à être convaincues que quelqu'un au dessus d'eux les prends en charge.
Ainsi, quand je lui signale que notre correspondance en privée me paraît inutile parce que mon intérêt personnel est d'exposer son ignorance il rétorque que ça ne présente aucun intérêt pour lui, son intérêt étant de débattre avec des opposants bien plus connus que lui.

Est-ce souhaitable d'offrir ce glaçage de respectabilité à quelqu'un comme Jean Staune ? Je doute.

Qu'est-ce qu'il apporte sur la table du débat qui pourrait être intéressant ?

Du point de vue scientifique, terrain où souhaite se montrer compétent, je ne peux me prononcer que concernant ses tentatives anti-darwinistes. Une objectivité teintée de son a priori que le monde a été créé et que le hasard n'y est pour rien, qu'il essaie de soutenir avec les exemples les plus éculés, ayant été réfutés depuis belle lurette, et le sensationnalisme supporté par quelques scientifiques que je suspecte de suffisamment de cynisme pour qu'ils professent la controverse juste pour se montrer originaux. Prendre au sérieux JohnJoe McFadden annonçant que les mycobactéries n'ont pas de plasmides et que donc le transfert horizontal des gènes ne peut expliquer leur multi-résistance fera rigoler les biologistes, sauf Ogryzko qui prétend que la contestation d'une théories scientifiques est un dû au nom de la liberté de parole ! Le non biologiste sera peut-être convaincu que si deux éminents scientifiques pensent que Staune a raison il est peut-être possible qu'il ait raison. Ils ne mettront pas en balance le fait que pour un McFadden et un Ogryzko il y en a des milliers qui sont de l'avis opposé et qui soutiennent le leur par des résultats expérimentaux, tandis que ce que Staune rapporte ne sont que des hypothèses non testables. Lutte contre la pensée unique qui ne touche jamais les domaines qui n'ont pas un lien direct avec la spiritualité; pas de contestation au sujet de U=RI par exemple, qui relève autant de la pensée unique en sciences que la théorie de l'évolution.

Du point de vue science appliquées, son exemple de robot inapte à parcourir des paysages analogues aux "fitness landscapes" tombe en quelques minutes en démonstration pratique, pas en hypothèses et sophismes. De même que son ignorance des applications des algorithmes génétiques.

Quelle est l'attitude de Staune quand on lui "met le nez dans le caca" ?

Nier, nier, nier, avec force et conviction l'évidence qu'on place devant lui, se cacher derrières ce que, les uns ou les autres de ceux qu'il cite et considère comme ses conseillers, ont dit, prêt à rejeter la faute sur eux. Essayer de minimiser la porté des contre-exemples qui lui barrent le chemin, recourant si nécessaire à des accusations de malhonnêteté envers ses adversaires qui n'ont pas l'obligeance de le laisser faire.

Et quand on en arrive à parler théologie les choses sont pires. Baptisé orthodoxe, converti au catholicisme, se déclarant catholique hérétique (ne croyant pas au dogme de l'église catholique) fabriquant sa propre scienligion, n'ayant pas une définition de dieu ferme (qui risquerait de restreindre le nombre de ses supporteurs) sous prétexte d'éviter la pensée unique (Voir page 455 de mon livre ou je définis toutes une séries de conceptions différentes de dieu, justement pour éviter toute "pensée unique" sur ce thème. Oui, mon livre part d'une approche aussi objective que possible du réel).

Ce qui caractérise le mieux Jean Staune est l'absence de conviction autre que dieu devrait exister, ne serais-ce que pour lui donner raison, à lui. Le reste est modulable à souhait au grès des besoins et des sources de financement. Si le Discovery Institute n'est pas un partenaire financier intéressant et que la John Templeton Foundation n'aime pas l'Intelligent Design Staune sera un détracteur acharné de l'Intelligent Designer.

Est-ce souhaitable de discuter avec quelqu'un qui est tellement amorphe en termes d'arguments ?

Je pense que Jean Staune déteste le darwinisme parce qu'il le pratique et il n'aimerait pas que ses proches s'en rendent compte. Il émet un gros paquet d'hypothèses gratuites (presque aléatoires) et attend de voir lesquelles pourront survivre au fil du temps à travers les discussions diverses pour clamer qu'il avait raison, considérant même les cadavres déjà bien froids comme des alliés qui peuvent lui servir, tant que son lectorat ne sait pas qu'ils sont morts.

Il triomphe non pas quand un de ses exemples/supports a été prouvé (ce qui ne risque probablement pas d'arriver) mais quand il a évité de se servir d'un exemple qui a été clairement réfuté (voir Michael Behe et évolution des baleines).

Est-ce souhaitable de discuter avec Jean Staune ?

Oui, en commençant par présenter le manque de sérieux de son travail, le fait qu'il ne peut prétendre au titre d'enquête scientifique, en montrant le caractère subjectif de sa collection de ce qui considère les supports de ses hypothèses.
Puis, éventuellement, abordant à nouveau le fait que ses hypothèses concernant un autre niveau d'existence sont exactement ce qu'elles étaient il y a un, deux ou vingt siècles. Des hypothèses gratuites.

lundi 11 juin 2007

JeanWalker 2.1

Ceci est la suite de JeanWalker, initialement publiée Sur-la-Toile, le 03-06-2007 à 19:53


C'est fou l'effet que ça peut faire deux Perrier, consommés dans l'ambiance amicale d'un pub, à la qualité de mon code. Certains prétendront que c'est les sourires des filles alentours qui m'améliorent et je n'essaierai pas de les contre-dire.

Voici donc JeanWalker 2.1

Le paysage peut être plus complexe et est facile à définir par une série de nombres indiquant chacun le maximum d'un domaine. Les domaines ayant tous une base égale à l'unité.

Ainsi, set landscape to {2, 1, 6, 2, 4, 7, 2, 3, 6} est un paysage correspondant à :

Le critère d'abandon de la boucle d'évolution de JeanWalker est le dépassement du dernier domaine, pas du maximum de y, mais du maximum de x.

Voici ce qu'un simple "run" donne :

On voit que JeanWalker passe les "vallées" bien à l'aise, il grimpe aux sommets et continue son errance de façon aléatoire. C'est bien plus satisfaisant qu'une seule petite vallée, n'est-ce pas ?

Le "chemin" parcouru, ains que le nombre d'étapes avant que JeanWalker tente de dépasser le dernier domaine est variable et imprévisible, bien entendu.

Le "code" largement amélioré est ci-dessous, commenté pour m'éviter un organigramme.

-- description du paysage
set landscape to {2, 1, 6, 2, 4, 7, 2, 3, 6}
--initialiser le presse-papier, où les résultats seront stockés
set the clipboard to ""
--placer JeanWalker aux starters
set x to 0
set y to 0
--tend détermine la longueur du "pas" vers le haut
set tend to 0.1
--boredom est la mesure de l'ennui de JeanWalker quand il n'arrive pas à progresser vers le haut
set boredom to 0
--pierre will be used to store the threshold of the last domain
set pierre to 0
-- evolving peut être utilisé pour accélérer la "marche en avant" de JeanWalker; j'ai ajouté ça pour ceux qui ont des machines lentes. A "1" la probabilité d'avancer ou reculer est égale. Si on diminue la valeur le recul est affecté "set x to x + ((thesign * boredom) * evolving)"

set evolving to 1
-- départ
repeat
set previous_y to y -- mémoire à case unique
try
set domain to item ((x + 1) div 1) of landscape
on error
-- arrivée
exit repeat
end try
if y + tend ? domain then
-- grimper si possible
set y to y + tend
else
-- sinon rester sur le "haut du pavé"
set y to domain
end if
if previous_y = y then -- si ça n'avance pas vers le haut
set boredom to boredom + 0.1 - tu t'ennuies
-- vers où aller ? avant ? arrière ? attendons un signe
if (random number {}) < 0.5 then -- aléatoire le signe !
set thesign to 1
set x to x + (thesign * boredom) -- en avant
else
set thesign to -1
set x to x + ((thesign * boredom) * evolving) - en arrière; éventuellement de façon modérée par "evolving"
end if
-- rester dans le paysage
if x ? 0 then set x to 0
if x > (count of landscape) then set x to count of landscape
else
set boredom to 0
end if
-- après un changement de x de façon aléatoire verifier que JeanWalker n'est pas suspendu à l'air, ce n'est pas encore JeanFlyer (prochain épisode)
try
set domain to item ((x + 1) div 1) of landscape
on error
set domain to last item of landscape
end try
if y > domain then set y to domain
-- noter les coordonnées de l'étape et recommencer tant que Jean Walker n'essaie pas de sortir du paysage par la droite.
set the clipboard to (the clipboard) & x & tab & y & return
end repeat
-- prévient qu'il est temps de regarder les résultats !
beep

Script pour les Mac User, n'allez pas me dire que c'est comparable avec les superordinateurs des fabricants d'avions parce que j'aurais tendance à y croire.

JeanWalker

Initialement poste à Sur-la-Toile, le 03-06-2007 à 18:55


J'ai interrompu mes commentaires du sous chapitre "recherchons micro-ondes et téléviseurs darwiniens pour répondre à la demande de Nox.
Entre temps, à l'occasion de l'échange de quelques e-mails avec Staune, j'apprenais que Pierre Perrier, un de ses conseillers de Staune, bouffe au petit déjeuner des généticiens comme moi ! Effrayé par la menace qui plane au dessus du Modeste Biologiste™ que je suis, j'entreprends quand même une critique des paragraphes p 313 §4 à p314 §3.

Pierre Perrier, spécialiste de la modélisation (on ne sait pas de quoi sur quoi mais passons), est mentionné par Staune au sujet d'un de ses articles parus dans L'evoluzione : crocevia di scienza, filosofia e teleologia Editions Studium, Rome, 2005, intitulé "Que nous apprend l'analyse mathématique de la micro et de la macro-évolution". Staune utilise une analogie, bien choisie pour prétendre que un "algorithme de contrôle optimal" est nécessaire pour résoudre certaines situations.

Utilisons une analogie : un robot peut arriver au sommet d'une montagne avec un jeu d'instructions très simple l'amenant à grimper toujours plus haut, s'il peut gravir la montagne de façon régulière et en ligne droite. Mais s'il doit monter, redescendre, chercher son chemin, remonter, redescendre, etc. , pour arriver au sommet, alors il faut :

  • soit que le robot sache qu'il a un but à atteindre
  • soit que, avant de commencer à redescendre, le robot explore à distance les chemins qui lui permettent de remonter.

J'espère que ce passage n'a pas eu l'approbation de PP mangeur de généticiens comme moi et spécialiste de la modélisation. Et que l'erreur incombe uniquement à Jean Staune.

Je reprends donc l'analogie du robot de Jean Staune pour construire un bot sous forme de script (que j'ai nommé JeanWalker) qui ne sait pas qu'il a un but à atteindre (d'ailleurs ce n'est pas qu'il ne le sait pas, c'est qu'il n'en a pas tout court, faut avoir l'esprit contaminé par le téléologisme pour vouloir à tout prix qu'il y ait un but), qui n'a aucun moyen d'explorer à distance les chemins qui lui permettent de remonter mais qui arrive à dépasser un minimum local sans problème.

L'algorithme a été conçu à l'aide d'un sous-bock approprié (sans impression à l'envers) et d'un porte-mine 0.7 mm, au cours de la consommation de la quatrième pinte de stout de la soirée, par un Modeste Biologiste; il a fallu un peu moins de 40 sec.

L'implémentation est en Applescript (seul outil de programmation que ledit MB maîtrise vaguement) et le script est donné ici (Applescript, donc besoin d'un Mac) au profit de ceux qui veulent vérifier qu'il n'y a pas de "contrôle optimal" inclus; deux cafés ont été consommés pendant ce travail inhumain pour un programmeur du dimanche, et comme je dis souvent, programmeur du dimanche 29 février :-)

Pour tester JeanWalker j'ai dessiné un paysage simple, constitué d'un premier sommet A, d'une vallée B et d'un deuxième sommet C. Le bot est toujours placé en bas à gauche du paysage (point rouge) et il est "lâché".

JeanWalker "monte" tant qu'il peut. S'il n'arrive plus à monter (ayant atteint l'optimum local A) il s'ennuie et commence à se déplacer horizontalement, de façon aléatoire. Eventuellement, à un moment il finira par "tomber" dans la vallée B et il continue son chemin erratique jusqu'à pouvoir à nouveau "monter", sur le sommet C. S'il atteint les coordonnées [6, 6] le script s'arrête de tourner et rend la main avec l'historique dans le presse-papier. On peut alors le coller dans un tableur et tracer le graph du déplacement, pour mieux visualiser ce qui s'est passé.

Invariablement, après un nombre de "tours" plus ou moins important (imprévisible, le changement de coordonnées x étant aléatoire) JeanWalker atteint les coordonnées [6, 6] ! Mazette !

Et ce sans qu'il ait un but et sans pouvoir explorer à distance quoi que ce soit. Voici le graph de deux historiques.

Et voici le graph du nombre d'étapes nécessaires pour 12 run de JeanWalker. Ca n'a aucune importance ici, mais je reviendrai sur ça un peu plus tard, en continuant la critique de The Book.

Et quelques remarques associées qui serviront pour la suite de ma critique.

Quand le script s'arrête, on sait que JeanWalker se trouve aux coordonnées [6, 6]. On connaît par ailleurs le mécanisme qui lui a permis d'atteindre ce point. Mais tant qu'on n'a pas examiné le contenu du presse-papier (qui correspond à l'historique), nous sommes incapables de dire quel chemin a été parcouru. Il en va de même de l'évolution d'une espèce : on connaît le mécanisme, on connaît le résultat, mais nous sommes incapables de donner le chemin exact, personne n'ayant enregistré les diverses étapes. On peut avoir une approximation grâce au "registre des fossiles" mais elle est partielle et ne peut pas être basée sur les génotypes, l'ADN n'étant pas souvent accessible.

Le nombre des chemins est quasi-infini (à la précision de la machine près pour les décimales et du nombre d'étapes nécessaires). Ce qui fait que la probabilité que deux run produisent des graphs identiques est très faible.

Si on n'arrête pas le script sur la condition [6, 6], il continue tranquillement son chemin. L'arrêt n'est là que pour pouvoir récupérer les données, ce n'est pas un contrôle quelconque de l'historique.

Je reviendrai sur ces points plus tard donc.

La question se pose : Comment quelqu'un qui a fait des maths et de l'informatique au niveau bac+5 et dit avoir réalisé une enquête scientifique (je parle de Jean Staune bien entendu), conseillé par un membre de l'Académie des Technologies spécialiste de "modélisation" (avec des habitudes alimentaires matinales bizarres, je parle de Pierre Perrier) n'a pas été capable d'arriver à un bot aussi simple que celui que je présente ici, capable de dépasser des vallées... Et ce, durant les 20 dernières années.

C'est probablement dû à ce que j'ai nommé la "chute de QI induite" que l'on observe chez tout un chacun lors qu'il s'occupe de sujets qui ne lui tiennent pas à coeur, chez les néo-créationnistes en particulier lors qu'il s'agit de logique simple.

Enfin, maintenant on sait que c'est possible et que tous les raisonnements bâtis sur l'impossibilité prétendue par Staune pour résoudre ce problème doivent être revus entièrement.

Est attendu aux rayons des librairies outre-atlanique, le livre de Michael Behe "The Edge of Evolution", qui se base sur une série de réflexions très proches à celles que Jean Staune utilise. Les gens qui ont eu entre les mains les exemplaires destinés à la critique en parlent déjà.

Une critique qui m'évitera beaucoup de travail a été publiée par Marc Chu-Carroll (en, je demande autorisation de la traduire et de la publier ici ou sur mon blog). Certains trouveront le ton de Marc un peu trop polémique à leur goût. Je le trouve juste. La partie la plus marrante est que William Dembski, le matheux de la bande du Discovery Institute, n'ayant rien à répondre à la critique de fond, s'est fendu d'un post puant (en).

NB Si quelqu'un se sent l'envie de soigner un peu le code de l'Applescript je lui paie un pot à la première occasion. Si quelqu'un pourrait en faire un Java (ou autre) qui puisse tourner sur d'autres systèmes que Mac OS je lui paie deux pintes Je suis en train d'investir lourdement.